PROJET de l’ÉSAMM


Les orientations

 
     
     
 
  • Flux / Dispositifs / Systèmes

  • L’Ésamm est installée en Lorraine, c’est-à-dire sur un territoire dont l’humanité s’est construite sur des flux qui, depuis l’époque romaine jusqu’à nos jours, sont ceux des migrations. C’est cette question de l’espace de mémoire qui est, par exemple, abordée dans le film de Straub et Huillet, “Lothringen”, tourné à Metz en 1994, libre adaptation du Colette Baudoche de Maurice Barrès. Cette oeuvre dresse le pont entre l’histoire et la création contemporaine, parce qu’elle pose la question des flux : déplacement de population, mouvement des images entre hier et aujourd’hui, relation entre l’écoulement des images et l’expérience de la singularité des cinéastes.

  • Ramenée à l’école d’art, la question du flux, concerne essentiellement celle de la circulation des images. Dès les années 80, Serge Daney évoquait la question des “images qui fonctionnent toutes seules”, une manière de désigner de façon critique une hypercontemporanéité subie et non questionnée. Les étudiants entretiennent avec leurs images une relation essentiellement narcissique qui participe à forger la figure de “l’auteur” ou de l’ “artiste”. Mais, qu’est-ce qu’être auteur ou artiste alors que tous les ingrédients constitutifs de l’image sont préexistants ?

  • Cette problématique ancre le projet de l’Ésamm et y questionne la recherche au travers de différentes approches développées dans le déroulement du cursus :


  • “Ces grands domaines” profitent d’apports théoriques transversaux : histoire de l’art, philosophie, culture générale et littérature, sémiologie, langue anglaise, lesquels apportent aux étudiants des outils conceptuels et critiques leur permettant d’articuler réflexion théorique et production plastique. La réflexion est ancrée dans la connaissance des langages contemporains de l’image, du texte, de la scène, en résonance avec le projet pédagogique de l’établissement et les propositions de recherche des étudiants. Elle emprunte souvent des chemins de traverse : participation aux ateliers de recherche et de création (Arc), organisation de séminaires et de colloques.

 
     
     
 
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  • Dispositifs multiples - Option Art

  • L’option art se révèle dans un cadre privilégié de recherches et d’expérimentations avec comme objectif de former des créateurs engagés dans le champ de l’art contemporain.

  • Sous l’intitulé Dispositifs multiples, les projets de l’option art engagent une réflexion stratégique et des productions qui mettent en jeu différents modes d’espaces, d’images, de langages et de réseaux en posant les questions de leurs statuts et de leurs fonctions dans le monde contemporain tel qu’il se détermine aujourd’hui.


  • Comment les idées, les pratiques, les formes, les outils, les médias, s’assemblent ou se démontent pour engager de nouvelles positions artistiques ?

  • L’enseignement se développe à travers l’ensemble des ressources pédagogiques de l’école associant les pratiques de l’image et de l’édition à celles de l’installation.

    Les projets mettent en avant la spécificité et la diversité des ateliers de l’école : photographie, vidéo, gravure, volume, dessin (atelier 210), atelier de recherche sonore (Ars), multimédia, laboratoire volume — interactivité — espace — scénographie (LabVIES) et édition.

    La photographie argentique dont les équipements ne cessent de se développer, occupe une position privilégiée au sein de l’option. La confrontation et l’échange permettent une transversalité des connaissances, une mise en perspective des recherches et l’engagement d’un travail critique sur la place de l’artiste, son rôle, la culture des outils et des langages dont il dispose et qu’il remet en jeu.

    La recherche est indissociable de toute activité artistique. Elle est un dénominateur commun à tous les projets de l’option.

    Les enseignements de l’option sont associés à une programmation d’intervenants extérieurs (artistes, critiques d’art, historiens, auteurs...) initiant des immersions dans le milieu professionnel de l’art.

    Des liens étroits sont développés avec de nombreux partenaires (centres d’art, fonds régional d’art contemporain, écoles d’art du Grand Est, galeries, musées, associations, structures internationales…) pour amorcer et construire un parcours personnel de l’étudiant à travers des projets ou des stages.

    Un partenariat très fructueux, unique en France, est engagé avec le Centre Pompidou-Metz.
 
     
     
 
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  • Systèmes graphiques et narratifs - Option communication

  • L’option Communication s’attache à mettre en évidence des concepts véhiculés par les divers supports de l’information.

  • Débordant l’interface de l’art et du design graphique, elle est une passerelle reflétant de nombreux espaces de partage avec d’autres sphères. Ses productions sont singulières et permettent aux étudiants de définir une position de passeur et d’auteur.

    L’enseignement s’attache particulièrement à développer la recherche et le projet en insistant à la fois sur la narration linéaire ou non linéaire et sur la notion de système graphique et/ou de protocole de travail et de production.

    S’élaborent des images que l’on n’attend pas et se construisent des rapports nouveaux entre apparence et réalité, le singulier et le commun, le visible et sa signification. Rendre compte du réel, de ses ambiguïtés, de ses contradictions de ses aveuglements est l’enjeu du rapport entre fiction et réalité et s’opère par tout un système d’actions graphiques pluridisciplinaires.

  • La problématique de la responsabilité (éthique des contenus) est au centre des préoccupations de l’option. Celle-ci intègre les questions d’altérité, de reproductibilité, d’usage et d’utilité. Elle participe à fabriquer des formes de communication alternatives (échappant aux professionnels de la communication) qui traduisent des comportements (sociaux) de communication et le passage à maturité de nouveaux langages et contenus où chacun devient producteur de communication.

    Il ne s’agit plus spécifiquement de transmettre des messages, d’apprendre à déchiffrer les représentations appartenant à une tradition mise à mal par les formes nouvelles de la circulation de la parole, du texte et des images mais, dans une sphère visuelle qui ne cesse de s’élargir, d’installer un rapport au monde, de créer des formes nouvelles d’individualités et de connexions, des formes actives de communauté. À cette fin, la démarche de l’étudiant est soutenue par des moyens d’expression à la fois spécifiques et complémentaires : graphisme, typographie, illustration, infographie, multimédia, interactivité…

  • L’option vise à la formation de plasticiens complets : concepteurs et maîtres de leurs pratiques techniques et théoriques. Les enseignements sont associés à une programmation d’intervenants extérieurs (graphistes, illustrateurs, dessinateurs de bande dessinée, typographes, éditeurs, sociologues, écrivains…) initiant des immersions dans les milieux professionnels de le communication visuelle.


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  • Interoptionnalité. Images en mouvement et circulation des images

  • Alors que l’art et la communication sont tramés par les technologies, la question de la circulation des images est devenue cruciale.

  • Le rapport à l’altérité, la sensibilité de l’autre (comment vivre ensemble, se supporter comme ensemble) — et non plus la seule position du récepteur — constituent un enjeu fondamental qui met en cause toute une série de processus et d’attitudes sans doute insuffisamment interrogées : extrait, coupe, suite, séquence, scénario, story-board, sampling, annonce, synchronisation, débordement, projection, reproduction, décalage, surgissement, rupture, produit, souvenir, glissement, pixel, triptyque, série, périphérie, présence, absence et tant d’autres situations liées à la façon dont les images, les mots, le son… n’apparaissent qu’en disparaissant.

  • Cette problématique d’une relation singulière aux flux d’images ne concerne pas que la communication visuelle et les systèmes de communication, mais aussi le champ de l’art dont les images produisent un écart, une dissemblance, une altération qui peut prendre mille formes.

  • Elle est l’objet de l’interoptionnalité. Cette perspective ne caractérise pas simplement des images en mouvement (cinéma, vidéo, animation, hypermédia, web), mais d’autres types d’images qui sont pratiquées à l’Ésamm : approches pluridisciplinaires, ainsi des images qui sont toutes en mots et l’édition. Au sein de l’interoptionnalité, l’étudiant peut préciser dans quelles identités participatives il se définit.

  • L’interoptionnalité encourage à reformuler une méthodologie qui permette à l’étudiant, avant d’être acteur de l’art ou de la communication, d’être apte à repérer ce qui est du registre de l’art et de la communication (quels systèmes, quels processus) à partir de ses propres relations de référence (à l’école, à l’habitat, à la ville, aux médias, aux autres…). Cette relation se cultive sous la forme d’objets critiques (la pensée de…) susceptibles de réinvestir le visuel, de produire une pensée visuelle.
 
     
     
 
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  • Interoptionnalité. Images en mouvement et circulation des images

  • Alors que l’art et la communication sont tramés par les technologies, la question de la circulation des images est devenue cruciale.

  • Le rapport à l’altérité, la sensibilité de l’autre (comment vivre ensemble, se supporter comme ensemble) — et non plus la seule position du récepteur — constituent un enjeu fondamental qui met en cause toute une série de processus et d’attitudes sans doute insuffisamment interrogées : extrait, coupe, suite, séquence, scénario, story-board, sampling, annonce, synchronisation, débordement, projection, reproduction, décalage, surgissement, rupture, produit, souvenir, glissement, pixel, triptyque, série, périphérie, présence, absence et tant d’autres situations liées à la façon dont les images, les mots, le son… n’apparaissent qu’en disparaissant.

  • Cette problématique d’une relation singulière aux flux d’images ne concerne pas que la communication visuelle et les systèmes de communication, mais aussi le champ de l’art dont les images produisent un écart, une dissemblance, une altération qui peut prendre mille formes.

  • Elle est l’objet de l’interoptionnalité. Cette perspective ne caractérise pas simplement des images en mouvement (cinéma, vidéo, animation, hypermédia, web), mais d’autres types d’images qui sont pratiquées à l’Ésamm : approches pluridisciplinaires, ainsi des images qui sont toutes en mots et l’édition. Au sein de l’interoptionnalité, l’étudiant peut préciser dans quelles identités participatives il se définit.

  • L’interoptionnalité encourage à reformuler une méthodologie qui permette à l’étudiant, avant d’être acteur de l’art ou de la communication, d’être apte à repérer ce qui est du registre de l’art et de la communication (quels systèmes, quels processus) à partir de ses propres relations de référence (à l’école, à l’habitat, à la ville, aux médias, aux autres…). Cette relation se cultive sous la forme d’objets critiques (la pensée de…) susceptibles de réinvestir le visuel, de produire une pensée visuelle.